ANONYMAT ET RESISTANCE

 

L’anonymat a souvent été une manière de résister à l’ordre établi.

Nous évoquerons dans cette partie la résistance sous la seconde guerre mondiale, mais les hommes ont régulièrement résisté au cours de l’Histoire et il faudrait bien plus que quelques pages pour tout rapporter. L’objectif n’est donc pas d’écrire un livre supplémentaire sur la Résistance, mais de vous rappeler d’où nous venons et qui nous sommes, hommes et femmes du XXIe siècle.

 

17 juin 1940, la France, mal préparée à la guerre moderne, annonce qu’elle rend les armes et s’incline devant l’Allemagne hitlérienne.

Les Français sont vaincus et les exigences des Allemands sont colossales ne laissant que quelques miettes aux Français pour survivre.

En quelques jours, les Français vont découvrir que leur alimentation dépend, en partie, des colonies désormais hors d’atteinte.

Il faut donc se rationner encore plus chaque jour, courir les magasins vides pour espérer quelques grammes d’ersatz (produits de remplacement de piètre qualité), grelotter devant un poêle vide de charbon…

18 juin 1940, le Général de Gaulle appelle les Français à refuser la reddition de la France et à résister à l’occupation allemande. Cet homme, inconnu des Français, sera le symbole de l’insoumission et de la désobéissance à l’envahisseur.

 

 

QU’EST-CE QUE LA RESISTANCE ?

La résistance est le refus d’être soumis à plus fort que soi, l’opposition à une injustice qui vise une personne ou une catégorie de personnes.

Elle sera de différents niveaux : idéologique, matérielle, financière, mais surtout humaine. Nous développerons plus tard les actions des résistants.

 QUI SONT LES RÉSISTANTS ?

Tout le monde est potentiellement un résistant : homme, femme, vieux, riche, pauvre, juif, chrétien, communiste, étudiant, professeur, écrivain, ouvrier, chef d’entreprise, militaire… Tous ceux qui ne supportent plus l’occupation allemande et veulent agir peuvent devenir des résistants, bien que tous ne le fassent pas, les risques étant très importants.

Ce mouvement n’aura mobilisé activement que 2 à 3 % de la population, mais avec la complicité non quantifiable de celle-ci.

LA ROSE BLANCHE

Tout le monde parle de la résistance française car certes, c’est notre histoire mais la résistance a eu lieu dans tous les pays occupés par les nazis et en premier lieu l’Allemagne. Eh oui ! Les Allemands n’étaient pas tous nazis, bien au contraire. Beaucoup, comme dans tous les pays tentaient de survivre aux restrictions, à l’inflation galopante et aux exigences du Parti. Mais tous ne se soumettront pas ! Comme le groupe d’étudiants munichois de La Rose Blanche qui de juin 1942 à février 1943 informèrent par des tracts sur les horreurs commises par les nazis. Arrêtés par la Gestapo et assassinés pour Haute Trahison au IIIe Reich, ils ouvrirent la voix à d’autres pour libérer l’Allemagne de l’oppression.

POURQUOI ENTRER EN RÉSISTANCE ?

Les premiers résistants le seront par idéologie. Inimaginable pour eux de laisser la France aux nazis. Ce sont pour beaucoup des communistes, mais avant tout des patriotes.

Par la suite, les résistants de la première heure seront rejoints par des juifs traqués par la Milice ou la Gestapo, des jeunes hommes voulant se soustraire au Service du Travail Obligatoire (STO) et enfin des Français ne supportant plus les privations quotidiennes, les humiliations et les restrictions en tout genre.

Comment une mère pourrait-elle supporter plus longtemps de ne pas être en mesure d’assurer le repas de sa famille ? Comment un père pourrait-il accepter de ne pas être auprès des siens puisqu’il n’était pas du bon côté de la ligne de démarcation ? Pourquoi un fils irait-il travailler pour un pays qui n’est pas le sien ?

Tous ces sentiments : la colère, l’indignation, la révolte… ont fait naître la résistance, ont fait que ces femmes et ces hommes se sont battus pour un objectif commun : la liberté.

Les résistants étaient considérés comme terroristes.

Les peines pouvaient donc aller de quelques jours de prison à l’exécution, en passant par la déportation.

Aucune règle n’est vraiment déterminée pour les peines ; elles sont au bon vouloir des Allemands qui décident du sort du résistant arrêté.

Les détenus résistants sont les otages de l’occupation nazie qui est capable dans sa furie d’exécuter une quarantaine de détenus en représailles pour la mort de l’un des leurs. C’est ainsi, qu’ils ont procédé à l’exécution à Châteaubriant, Nantes et Paris de quarante-huit résistants pour la mort de Karl Hotz lors de l’attentat de Nantes conduit par des communistes. Parmi eux, Guy Môquet, militant communiste. Il n’avait que 17 ans.

Afin de faire tomber les réseaux, lors des arrestations, les Allemands torturent les détenus pour leur faire lâcher les noms et les adresses des membres de leur réseau. La consigne en cas d’arrestation est de tenir à la torture pendant 48 heures avant de parler, laissant ainsi la possibilité au réseau de disparaître et se mettre au vert. Certains préfèrent le suicide plutôt que subir la torture et l’exécution.

COMMENT S’ORGANISE LA RÉSISTANCE ?

D’une manière très générale, la Résistance est « l’ensemble des combats menés au nom de la liberté de la patrie et de la dignité humaine » (Henri Michel, fondateur du Comité d’histoire de la Seconde Guerre Mondiale).

Selon Claude Bourdet, « un réseau est une organisation créée en vue d’un travail militaire précis, essentiellement le renseignement, accessoirement le sabotage, fréquemment aussi l’évasion de prisonniers de guerre et surtout de pilotes tombés chez l’ennemi… Un mouvement, au contraire, a pour premier objectif de sensibiliser et d’informer la population de la manière la plus large possible ».

La Résistance, c’est tout cela à la fois !

Il est très difficile d’organiser une action sans statut dont les membres ne se connaissent pas et sont disséminés dans tout le pays.

Pourtant, dans toute la France, des petits groupes locaux se coordonneront pour créer de véritables réseaux mais il devient rapidement difficile pour eux de s’organiser et mener des actions communes, risquant l’échec. Le soutien financier des uns et les armes des autres seront nécessaires pour continuer le combat. Devant ce constat, ils seront unifiés sous l’égide du Général de Gaulle en la personne de Jean Moulin dont la tâche fut d’organiser et unifier la Résistance au niveau national en créant alors la France Combattante.

QU’EST-CE QUE LE MAQUIS ?

Les maquis ont essentiellement vu le jour dans l’hiver 1942-1943 à l’arrivée du STO. Les jeunes préférèrent alors se terrer dans les forêts et montagnes plutôt que partir en Allemagne pour un avenir incertain (malgré les témoignages contraires de la propagande). Ce ne sont pour le moment que des réfractaires.

Le maquis au début ressemble plus à un camp de romanichels qu’à une armée ! Les débuts sont joyeux : ils ont de l’argent, les denrées qu’ils avaient apportées et les paysans sont généreux. Malheureusement, cela ne dura qu’un temps et les hommes découvrent alors la dureté du combat : le froid, l’absence de lumière, la nourriture rare, les vêtements sales en guenilles, la vermine…

Des militaires prennent le maquis offrant la possibilité à tous ces jeunes citadins de se former aux techniques de guerre. Ils organisent l’action qu’ils ne doivent pas faire de front et seuls. En effet, impossible d’attaquer directement les Allemands. Par contre, dans l’ombre, ils pourront agir sur la population pour obtenir son soutien. L’ambition est claire : mener une « guerre psychologique ».

« Sur 550 000 km² de territoire, les troupes allemandes n’occupent pratiquement pas plus de 150 000 km². Elles tiennent les 400 000 km² par leurs agents, par les miliciens et les fonctionnaires de Vichy. Le premier but à atteindre par l’Armée Secrète et le maquis n’est pas de chasser les Allemands des 150 000 km² qu’ils occupent réellement, cela est l’affaire des Anglo-Américains, mais de leur enlever le contrôle des 400 000 autres km² », propos d’un projet de directives aux chefs de secteur.

L’objectif est donc autant politique que militaire.

La population au sein du maquis est variable d’une saison à l’autre. Dans les régions où l’hiver est rude, les jeunes ont tendance à regagner les fermes et revenir au printemps. Leur nombre ne cessera de croître jusqu’au débarquement.

À titre d’exemple, le maquis du Vercors passera de 300 à 400 personnes en mars 1944 à 3 000 personnes environ en juin, avec toutes les difficultés que cela engendrera.

Les jeunes citadins rejoignent le maquis par le biais de filières précises où on passe par de nombreux intermédiaires et mots de passe divers afin d’éviter au maximum les infiltrations, même si elles existent (généralement réglées par exécutions).

En arrivant, ils sont accueillis par quelques guetteurs qui les guident dans le camp, indétectable parmi les broussailles, la forêt ou les cailloux. En hiver, certains construiront des abris souterrains pour se protéger du froid.

Les activités au maquis seront très variées : envoi de tracts et journaux par la poste, quête de nourriture, recherche de vêtements, vol de cartes de rationnement et papiers d’identité vierges, attaques de banque pour récupérer de l’argent pour faire vivre le campement. Les premières actions permettent justes de survivre.

Après l’organisation de la Résistance, les maquis obtiendront des soutiens aériens leur apportant argent, armes et munitions.

Les militaires présents sur le camp prennent en charge les citadins sans expérience pour leur inculquer des bases militaires et leur apprendre le maniement des armes.

 Les vraies actions commencent alors : libération de camarades emprisonnés, attaques de convois militaires allemands, sabotages de voies ferrées…

 Le maquis sera un appui essentiel pour les forces alliées et aidera largement à la victoire.

 

L’ANONYMAT DANS LA RÉSISTANCE

André Malraux

L’anonymat est indispensable pour la résistance. Impossible d’agir sous son vrai nom, les conséquences sont trop lourdes en cas d’arrestation pour agir sans précaution.

La résistance agit dans la vie de tous les jours et ses membres doivent avoir une double-vie. Ils utilisent des pseudonymes sous lesquels ils doivent seulement être connus de leurs camarades et contacts. Les plus recherchés d’entre eux en utilisent plusieurs parfois (exemple : André Malraux utilisa les pseudos de Rex, Max, Maurice Saint Rose ou Colonel Berger).

Ceux qui prennent la clandestinité totale en effaçant leur identité réelle doivent trouver des papiers pour leur permettre de circuler et se ravitailler.

Pour cela, il faut payer cher et/ou utiliser des réseaux de faussaires spécialisés. Les meilleurs utilisent les papiers vierges officiels volés par la Résistance dans les mairies ou préfectures.

Le rôle des faussaires à cette époque fût primordial pour la survie des résistants, mais aussi pour la cache et l’évasion de nombreuses personnes traquées. Ces faussaires, comme Adolfo Kaminsky, ne le faisaient pas forcément pour l’argent mais aussi pour sauver des vies. Adolfo Kaminsky, par exemple, fournissait des papiers pour soustraire des enfants juifs de la déportation.

LES ACTIONS DE LA RÉSISTANCE

Les actions menées par la Résistance furent très nombreuses et toutes les lister serait impossible. Nous n’en donnerons ici que quelques-unes.

La première grande mission de la Résistance a été d’informer la population sur les actions du régime de Vichy et des Allemands. Les résistants rédigeaient les tracts, les éditaient avec la complicité d’imprimeurs ou au fond d’une cave et les distribuaient à la volée dans la rue ou le métro. C’est la Résistance d’information. L’objectif est clair : informer les populations sur le vrai visage des Allemands.

La Résistance pacifique est le soutien par complicité : donner de la nourriture aux maquisards, passer des messages de prisonniers à leurs camarades dehors, soutien aux femmes de résistants arrêtés, cache d’évadés ou réfugiés, renseignement. De nombreux Français ont aidé sans contrepartie par simple sentiment patriotique.

Enfin, la Résistance armée, la plus recherchée par les Allemands et la Milice, consistait à saboter les infrastructures qu’ils utilisaient, évader les camarades emprisonnés, traquer, menacer et éventuellement tuer des collabos du régime, mener des attentats contre les Allemands.

Le bilan en pertes de la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale fut relativement lourd, mais son action a grandement aidé la France à être une nation libre. Malheureusement, aujourd’hui, l’héritage de la Résistance s’éloigne peu à peu et nombreux sont ceux qui oublient le sacrifice de ces hommes et femmes pour notre liberté. Nombreux sont les Français, embarqués dans leur vie quotidienne, qui ne prêtent pas attention à ces nouvelles mesures pour surveiller tous leurs faits et gestes. Cela ne les touche pas au quotidien, ils ne voient donc pas le danger arriver sur eux.

ANALOGIES ENTRE RÉSISTANCE ET ANONYMOUS

Heureusement, depuis quelques années, des groupes de réfractaires veillent à la préservation de ces droits si chèrement acquis par nos "grands-parents".

L’un de ces « groupes » : Anonymous.

Vous l’avez peut-être remarqué, certains mots de la première partie de cet article sont en gras car leur sens peut aisément s’adapter pour évoquer Anonymous.

Nous tenons tout de même à vous rappeler que pendant la Seconde Guerre Mondiale, les hommes et femmes de la Résistance risquaient physiquement leur vie.

Bien que l’action d’Anonymous soit considérée comme du terrorisme numérique, dans les pays occidentaux, seule la vie virtuelle de ses membres est réellement menacée de mort. En cas d’arrestation, ils risquent emprisonnement et amendes, certes, mais leur vie n’est pas en danger. Seuls les anons dans les pays en guerre ou totalitaristes risquent effectivement leur vie (Syrie, Chine, Corée du Nord…)

Nous avons étudié les similitudes mais aussi les différences entre la Résistance et Anonymous.

Toutes les catégories de la population sont concernées : situation, sexe, métier… Ces deux mouvements concernent tout le monde et il s’agit d’une lutte politique et morale, il est donc normal qu’aucune classe ne soit pas plus représentée qu’une autre.

Certains militaires se joignent même à l’action ne supportant plus la situation dans laquelle ils voient le monde (ex : Soldat Bradley Manning accusé d’avoir transmis des documents confidentiels à Wikileaks).

Ces deux organisations sont clandestines : elles n’ont pas d’adresse connue, de statut ou encore de carte de membre !

 

Les deux mouvements suivent une organisation quasi-militaire : échanges en petits groupes qui se connaissent physiquement sans multiplier les contacts inter-groupe, utilisation de pseudonymes pour se protéger, chacun a sa tâche et prouve son efficacité au groupe.

Les disparus sont vite remplacés : « Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place » (Chant des Partisans).

 

À la différence de la Résistance qui a été organisée et hiérarchisée par des hommes comme Jean Moulin ou André Malraux, Anonymous n’a pas de chef ni de hiérarchie. Seules l’idée et l’action comptent.

 Jean Moulin

 

Tout comme la Résistance, Anonymous défend la liberté d’expression et a la volonté d’influencer l’opinion publique pour la faire basculer du « bon côté ». C’est la similitude principale entre la Résistance et Anonymous : l’information.

Le premier acte de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale fût un acte d’information : l’Appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle qui exhortait à la résistance les Français. Chaque vidéo postée sur YouTube par les anons est une sorte d’appel à la résistance en direction des populations.

Les journaux résistants furent très nombreux à paraître tout au long de l’occupation avec des difficultés réelles de diffusion. Certains d’entre eux perdurent toujours : L’Humanité, Libération, Défense Française (devenu France-Soir).

Aujourd’hui, les lignes éditoriales semblent avoir oublié ce passé d’information des Français sur la réalité de leurs dirigeants.

Anonymous s’est donné cette mission et avec eux VoX !

Dans le combat pour la liberté d’expression, Anonymous a défendu et défend encore Wikileaks dont l’objectif est de permettre au grand public d’avoir accès à des documents que nos gouvernements auraient préféré conserver secrets. La fermeture de Wikileaks est considérée comme un autodafé : interdire l’accès à l’information donc la culture, même numérique, quelle qu’elle soit est un autodafé…

L’objectif d’Anonymous est de transmettre l’information au plus grand nombre, les résistants n’avaient pas cet objectif premier pour leurs actions ni les moyens de le faire à cette époque.

Sur IRC, les anons coordonnent leurs actions et s’échangent leurs informations à la vue de tous. Rien n’est caché ! Tout le monde peut participer et/ou agir.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’action de renseignement était primordiale pour agir. Impossible de mener un sabotage ou une évasion sans "tuyaux" solides.

La SOE (Special Operations Executive) est la Direction des Opérations Spéciales. Créée dès 1940, elle avait pour mission de soutenir la Résistance dans tous les pays occupés par les forces de l’Axe. La récolte de renseignements fiables était la mission permanente de nombreux agents infiltrés. Les données recueillies sont entièrement transmises à Londres par radio après cryptage. Aucune information sensible n’est transmise au public. Même les messages transmis à la Résistance par la radio de Londres sont codés pour que seuls leurs destinataires les comprennent.

Tout l’inverse d’Anonymous qui transmet ses informations par IRC ou sur des pads et les dévoile même sur Internet par le biais de vidéos sur Youtube. Cette nouvelle Résistance est aussi liée à notre époque où l’information est partout et transmise à une vitesse record par les réseaux sociaux. Anonymous révèle les secrets de nos dirigeants; le public, véritable acteur, les relaie sur des réseaux sans limite de frontière et sans nécessité de connaissance approfondie pour agir. Le mouvement est mondial et accessible au plus grand nombre.

Bien que pacifique, Anonymous procède aussi à  une sorte de Résistance armée. Par les actions de DoS et de deface, ils attaquent les sites à vocation liberticide comme les résistants de la Seconde Guerre Mondiale sabotaient les infrastructures ennemies. Dans les deux cas, ces actions sont impossibles sans le travail primordial de recherche d’information.

Tout au long de cet article, nous avons évoqué la tradition de l’anonymat et de la résistance dans notre histoire.  Nous sommes ce que nos ancêtres nous ont transmis.

« Quand on refuse l’injustice, la servitude, c’est pour toujours. Donc, vous, mes petits-enfants, vous allez continuer à refuser avec des armes différentes devant des situations différentes, mais toujours pour être du côté de la justice et de la liberté »

Lucie Aubrac, La Résistance expliquée à mes petits-enfants, Editions Seuil 

 

Nous sommes tous les petits-enfants de Lucie Aubrac.

Nous sommes Anonymous

Nous sommes légion

Nous n’oublions pas 

Nous ne pardonnons pas

Redoutez Nous !

 

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