L’ELECTROMETRE

« Les tests montrent que l’électromètre HUBBARD permet à l’auditeur de repérer et d’intervenir lorsque le sujet évoque un événement contrariant. C’est le seul phénomène qui peut être vérifié scientifiquement, ce qui est en soi assez intéressant. »

Le détecteur de mensonge, appareil ô combien plus sophistiqué car il comporte la mesure cardiaque, la mesure du souffle (entre autres), a été l’objet de nombreuses recherches. Lui aussi repère lorsque qu’un individu a une réaction à une question qui le contrarie. Or, en étudiant l’objet (l’électromètre ainsi que le détecteur de mensonges), on s’aperçoit que ces réactions peuvent avoir de nombreuses origines qui ne sont pas seulement imputables à un souvenir malheureux, un mensonge. Le ton de celui qui pose des questions, la nature même des questions peut provoquer une réaction qui n’expliquera pas forcément pourquoi l’individu a réagit.

 « Par contre, essayer de comprendre la nature même de la pensée, les problèmes du sujet, ses angoisses ou ses contradictions uniquement d’ après les réactions de l’aiguille, sont des choses qui paraissent beaucoup plus aléatoires et invérifiables d’une manière objective. »

 L’auditeur peut donc « s’amuser » facilement à faire tomber votre aiguille et vous induire à invoquer des problèmes pas forcément existants. Prenons cet exemple totalement fictif : L’auditeur pose une question sur la sexualité. L’audité, sans même être prude, aura certainement une réaction, l’auditeur mal formé en déduira qu’il y a un problème ici à résoudre (ce qui est faux). Il précisera donc sa question, par exemple sur une pratique sexuelle, la sodomie. L’audité, quel que soit son vécu, réagira également à cette question, non pas parce qu’il s’est fait sodomisé le soir précédent, mais parce qu’on parle sodomie et pas du temps qu’il fait.  L’auditeur, idiot, insistera pour lui faire sortir un souvenir lié à « sodomie ». l’audité finira par en trouver un, par exemple la fois où il appris, ado, ce qu’était cette pratique. L’auditeur en déduira que c’est ce souvenir qui l’a traumatisé (alors que c’est faux, c’est juste qu’il est un peu gênant de parler sodomie là, maintenant, en situation « d’analyse »). Comme c’est la pratique, l’auditeur fait répéter ce souvenir à l’audité jusqu’à ce que l’aiguille ne réagisse plus, ce qui est sensé le libérer de cette image mentale néfaste et l’en guérir. Là encore, c’est faux. L’audité s’est juste accoutumé à répéter sodomie sans que ça le gêne. Conclusion : l’auditeur n’a trouvé aucun vrai problème de l’individu, il ne l’a pas guéri et pas aidé. Le seul bénéfice pour l’audité est qu’il peut parler sodomie en tous contextes sans ce que cela le gêne, sans que cela provoque la moindre émotion. Au passage, il croira également que la seule connaissance de cette pratique avait réussi à le traumatiser et entacher gravement son mental, ce qui est totalement faux. Au fil des auditions, à ce rythme d’interprétation faussé, il acquerra une vision totalement erronée de lui-même et des autres qui ont parcouru sa vie.

 

 

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