ET SI ON REBELLE ?

CRITIQUES

La critique, même la plus innocente, n’est pas acceptée. Ainsi, si l’on soulève un questionnement lors d’un cours, les scientologues supposeront que vous n’avez pas compris et vous expliqueront le point que vous comprenez pourtant. Si vous continuez à critiquer, ils vous feront faire des démonstrations, car ça ne peut, encore et toujours, que provenir de votre incompréhension, la doctrine de Ron étant parfaite.

Si vous n’en avez pas marre et que vous continuez, les instances supérieures seront prévenues et organiseront des auditions pour vous réparer, car si vous critiquez, c’est que vous avez un problème.  La scientologie ne peut être remise en doute, ni coupable de quoique ce soit : c’est toujours l’adepte le fautif, le coupable, l’idiot, l’incapable.

On comprend dès lors pourquoi l’adepte s’abstient de toute critique : ça l’empêche de continuer sa progression, ça lui coute des heures supplémentaires d’auditions, c’est pénible.

COMPORTEMENT

Si vous vous comportez de façon étrange, que vous n’êtes pas aussi attentif qu’auparavant, si vous ratez des cours, on va vous suspecter de faire des retenues. Les retenues sont des overts cachés, c’est-à-dire des péchés que vous masquez à la scientologie. Il va donc falloir vérifier votre éthique.

Les vérifications d’éthique se présentent comme des auditions : Vous tenez l’électromètre et on vous pose des questions : « as-tu commis des vols ?» ; « penses-tu que la scientologie est coupable d’escroquerie ou de racket ?» ; «  As-tu eu des relations sexuelles avec la mauvaise race ?». Mais vous n’y répondez pas, l’électromètre s’en chargera pour vous. Selon ce qu’a « dit » l’électromètre, l’auditeur orientera son questionnaire et vous vous expliquerez sur vos malfaisances épouvantables. Les vérifications d’éthique se font également à chaque début de niveau.

LA DELATION

Il faut savoir que vos erreurs, vos faiblesses, votre attitude en général est particulièrement scrutée : Les scientologues ont un devoir de délation. C’est donc souvent vos collègues qui vous balancent, et n’importe quel détail peut être bon pour vous dénoncer : si vous osez partager un doute sur une question à l’un d’entre eux, si vous osez flemmarder alors que vous devriez être en activité, si vous avez gaspillé une feuille blanche pour dessiner au lieu de prendre des notes, si vous avez emprunté un peigne à l’un d’entre eux et que vous ne l’avez jamais rendu, etc…  Au fur et à mesure, ces délations complètent votre dossier où sont répertoriées toutes les infos récoltées durant les auditions. Ce dossier servira à cerner les faiblesses de l’individu, accroitre la manipulation et servira également d’arme une fois qu’on vous aura classer PTS ou SP. Notons également que vous devez vous dénoncer vous-même, et vous confesser.

PERSONNE SUPPRESSIVE (SP)

Quand vous commencez à y voir clair sur le jeu de la scientologie vous devenez un SP :

« (…) personne cherchant à opprimer ou écraser toute activité ou groupe voué à l’amélioration des conditions de vie. Une personne suppressive opprime les autres autour d’elle. Son comportement est calculé pour provoquer des catastrophes. »

Le SP est également appelé « personnalité antisociale » et est comparé à Hitler1.  La scientologie semble faire collection des points godwin, mais là n’est pas le sujet.  Le SP, donc, est le mal car il a osé dire que « la sciento c’est pas bien » et qu’il faut la quitter. Il s’agit en fait de tous les anciens adeptes ayant ouvert les yeux et n’adhérant plus aux idées de la secte, mais également les individus qui, informés, expriment le danger ou luttent contre la secte.

PROCEDURE D’INTROSPECTION

La psychiatrie et tout ce qui commence par « psy » étant  considéré comme le mal absolu par les scientologues, si vous venez à déclencher des psychoses durant votre parcours (ce qui est fort probable), vous subirez la procédure d’introspection, « thérapie » recommandée par Ron : Il s’agit pour le malade d’être coupé de l’extérieur, de n’avoir aucun contact. Pas besoin d’être psy pour comprendre l’idiotie et l’horreur d’un tel procédé ! Si dans la définition la procédure d’introspection est déjà inquiétante, elle l’est  encore plus dans les faits : cette procédure n’est ni plus ni moins qu’une séquestration, avec absence d’hygiène du « patient » (au point de dormir dans ces immondices), enfermement total.

 

FAIR GAME

Vous étiez déjà SP, mais en plus vous avez publié des livres, rapporté votre expérience dans les médias, vous avez parlé des niveaux OT et vous êtes actif dans la lutte contre la scientologie. Vous voilà « Fair Game » (gibier de potence, proie de choix) :

« La personne Fair Game peut être privée de ses biens, ou blessée par n’importe quel moyen, par n’importe quel scientologue sans que celui-ci soit passible d’aucune mesure disciplinaire de la part de la Scientologie. On peut tromper une personne Fair Game, la poursuivre en justice, lui mentir, ou la détruire. » (Lettre de règlement, HCOB du 7 octobre 1962. )

 Cette définition a été annulée par Ron Hubard, cependant la pratique est toujours à l’ordre du jour, celle-ci ayant été confirmée lors d’un procès en 1981.

Ces ennemis de choix peuvent subir des vols, des menaces, des dénonciations au fisc, des sabotages de leur voiture, des cambriolages, ils peuvent être accusés des pires méfaits au public (comme d’être nazi, de faire des messes noires, d’être pédophile, d’être terroriste…), qu’importe si cela est basé sur des faits réels ou pas.

 

« Cette personne est une spécialiste des mauvaises nouvelles, des commentaires critiques ou hostiles, de la dévalorisation et de l’oppression en général. « Cancanière », « oiseau de mauvais augure », « colporteuse de ragots », ces qualificatifs décrivaient autrefois ce genre de personne. »

Traduction : toujours dans la prévention et l’information, elle rappelle à l’adepte les risques qu’il court à rester sous la manipulation de la scientologie.

 

« L’une des caractéristiques plutôt navrante de la personne antisociale est qu’elle ne réagit à aucun traitement, ni à aucun effort pour la faire changer en mieux. »

Traduction : la personnalité « antisociale », SP, ne se fait plus manipuler, endormir par la scientologie.

«  La personnalité antisociale choisit habituellement la mauvaise cible. »

Traduction : la scientologie aurait préféré qu’on ne l’attaque pas.

« L’antisocial est incapable de terminer un cycle d’action. Toute action se déroule normalement selon la séquence suivante : on la commence, on la poursuit le temps nécessaire puis on la termine comme prévu. En scientologie, c’est ce que nous appelons le cycle d’action. L’antisocial se retrouve entouré de projets inachevés. »

Traduction : l’adepte qui a mis un frein à ses cours pour devenir clair ou encore OT est considéré comme SP.

« La personnalité antisociale ne soutient que les groupes destructifs ; elle s’emporte furieusement contre tous les groupes constructifs ou voués au progrès, et les attaque. »

Traduction : la personne suppressive s’attaque à la scientologie en détruisant ses arguments bidons, en révélant les niveaux OT si chers, et pourtant si vides de contenus. Elle est furieuse contre les organisations d’escrocs qui s’attèlent à vider les comptes de ses adeptes avec des histoires de science-fiction même pas intéressantes.

«  Aider les autres est une activité qui rend l’antisocial presque fou furieux. En revanche, il soutiendra activement les activités soi-disant utiles qui en fait détruisent. »

Traduction : la scientologie est une activité qui rend la personne suppressive folle furieuse. Elle soutiendra activement les activités utiles qui visent à démanteler les sectes comme la scientologie.

FAIR GAME / SP DE HAUT STANDING

« J’ai reçu, directement de Ray Mithoff, des instructions d’utiliser la tech de Hubbard de réforme de pensée pour conduire Tom Ashworth à faire une crise de psychose. L’objectif express consistait à le rendre fou et à se suicider. » Témoignage d’André Tabayonon

Les procédés inversés, désignent  des auditions qui ont pour objectif de rendre folle la personne qui y est soumise afin de la pousser au suicide. Le procédé d’audition R2-45 consiste en une exécution avec une arme calibre 45. Ci-joint l’ordre « d’éthique » (rien à voir avec la définition habituelle de l’éthique, voir annexe page 63) signé Ron Hubbard enjoignant à ces procédures meurtrières :

Les victimes sont nombreuses, nous vous invitons vivement à consulter cette page afin d’en savoir plus : http://www.antisectes.net/suicides.htm

 

RPF Rehabilitation Project Force 

Le RPF (projet de réhabilitation par la force) est décrit ainsi par la scientologie :

« Les membres de l’Organisation maritime qui commettent des violations ecclésiastiques graves et/ou incessantes devraient normalement être révoqués. Avec le programme RPF, une nouvelle chance leur est donnée. »1

Cette « chance » est en fait la pire instance de l’église de scientologie, il n’est pas exagéré de comparer le RPF aux goulags, aux camps de concentration.

On y travaille 10 heures par jour, 7 jours sur 7 à des tâches subalternes et 5 autres heures de la journée sont consacrées à l’endoctrinement. On y mange le reste des repas, il est interdit de parler sans demander une autorisation écrite, l’obéissance doit y être absolue au risque d’être puni dans le « mitard » du RPF. La marche est interdite, on doit courir en permanence, il n’y a qu’une pause de 30 minutes dans la journée et l’on a 30 secondes pour prendre sa douche. Quant aux vêtements, ceux des clochards sont nettement plus propres, moins abimés : les tenues de travail sont toutes les mêmes et cela quel que soit l’environnement. L’adepte n’a pas le droit à la musique, la télévision, aux médias, ni aucun autre « luxe ». Les lettres envoyées sont surveillées, lues par les superviseurs. Le travail y est rémunéré a environ 5 dollars la semaine.

 

Des enfants au RPF

Shane Kelsey est confié à la scientologie à 6 ans par ses parents scientologues. A 7 ans, il parcourt les rues de la ville pour promouvoir Narconon (programme pour les drogués) pour la scientologie. A 8 ans, il signe son contrat avec la scientologie d’une durée d’un milliard d’années (même dans les vies suivantes il devra travailler pour la scientologie), contrat courant dans la seaorg. Au même âge, il commence à travailler 35 heures par semaine, assujetti aux conditions décrites du RPF. A 14 ans, il travaille 14 heures par jour, 7 jours sur 7. Le suivi scolaire est négligé, et comme tous les autres enfants, à 15 ans il n’en aura plus du tout. Par chance, il réussira plus tard à s’enfuir et retrouver son père qui quittera la scientologie. A cette histoire, la scientologie répond que tous les membres du RPF ont décidé de suivre ce programme, en sont satisfait et qu’il n’y a aucune maltraitance.

 

Un RPF en Californie

Le RPF du RPF, le mitard

Au programme : harcèlement continuel des superviseurs, isolement, possibilités extrêmement limitées pour maintenir son hygiène et aller aux toilettes. Peu de sommeil (5 heures), et les repas sont les restes des restes du RPF. On y est envoyé quand, par exemple, on a essayé de s’enfuir, qu’on a déclenché une alarme en chutant dans les escaliers, ou qu’on est impliqué dans une affaire de sexe.

Un RPF en Australie

Le running program du RPF

Il s’agit pour l’esclave du RPF de courir autour d’un poteau durant 8 à 12 heures par jour 7 jours sur 7 et d’absorber des doses énormes de minéraux. Parfois, cela peut se faire sous des températures caniculaires (40°). Les traitements médicaux y sont interdits.

 

FIN DU RPF ?

Et tout cela peut durer des années, le temps que l’adepte devienne un parfait zombie. À son départ du RPF, il devra signer une lettre de satisfaction prouvant l’efficacité, la bienfaisance du programme et sa parfaite adhésion à l’avoir suivi. Certains cependant arrivent à s’échapper, et la scientologie fait tout pour les rattraper :

Des gardes armés (mais cachés) surveillent continuellement les RPF et prennent en chasse les fugueurs afin de les ramener au camp, parfois même avec une si grande violence qu’ils provoquent des accidents graves aux fugueurs. Ces gardes ont également pour fonction d’empêcher l’intrusion de non scientologues.

S’il y a fuite, des détectives sont engagés pour retrouver et traquer la personne. La personne qui a réussi sa fuite est ensuite harcelée, puis menacée. Elle devient une « SP » passible d’être soumise au « fairgame ».

 

 

Une réflexion au sujet de « ET SI ON REBELLE ? »

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