Nous n’oublions pas, Stéphane Hessel

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« Je vous souhaite à tous, à chacun d’entre vous, d’avoir votre motif d’indignation. C’est précieux. Quand quelque chose vous indigne comme j’ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint ce courant de l’histoire et le grand courant de l’histoire doit se poursuivre grâce à chacun. Et ce courant va vers plus de justice, plus de liberté mais pas cette liberté incontrôlée du renard dans le poulailler. »

Stephane Hessel, résistant, diplomate, écrivain, militant, homme d’une sagesse extraordinaire, pacifiste, humaniste, nous a quittés, à 95 ans. Notre hommage sera succinct, car l’émotion a gagné chacun des membres de VoX.

 « Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers : pas cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l’égard des immigrés, pas cette société où l’on remet en cause les retraites, les acquis de la Sécurité sociale, pas cette société où les médias sont entre les mains des nantis, toutes choses que nous aurions refusé de cautionner, si nous avions été les véritables héritiers du Conseil National de la Résistance. »

Il a connu l’horreur, sans doute la pire de notre histoire, il a résisté contre elle dans un contexte épouvantable, il a participé à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme, en 1948, et il n’a jamais cessé d’agir pour notre monde, pour nous, avec le sourire et une générosité exceptionnelle. Lucide, il observait le monde actuel avec autant d’inquiétude que d’espoir en chacun d’entre vous :

 « Aussi, appelons-nous toujours à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. À ceux et celles qui feront le XXI ème siècle, nous disons avec notre affection : CRÉER, C’EST RÉSISTER. RÉSISTER C’EST CRÉER. »

Rappelons-nous ces mots. N’oublions jamais de nous indigner. N’oublions pas son message, n’oublions pas la personne exceptionnelle qu’il a été et les conseils qu’il nous a prodigués, la chaleur et le sourire  qu’il a donné aux résistants d’aujourd’hui. Orphelins à présent, nous devons trouver notre propre voie dans ce monde si complexe, et nous y arriverons.

 

 PS : Ces citations sont issues de l’ouvrage « Indignez-vous ». 

ECRAN DE FUMEE

L’Hadopi, forte de son miraculeux chiffre d’Affaires 2012 de 150 €, s’est mise en tête de se diversifier !
Le P2P n’étant plus un secteur commercialement rentable, pourquoi ne pas se pencher sur le Direct Download ou le streaming ?
En effet, actuellement, le cadre d’Hadopi ne vise que le peer to peer et l’utilisateur final, le voyou, celui qui partage le dernier tube de Rihanna, oui, vous, le méchant criminel !
Sauf que pour cela, il faut vous envoyer un mail pour vous dire que vous êtes un grand délinquant, prouver que c’est bien vous qui avez téléchargé (oui ! une IP n’est pas suffisante pour débusquer l’auteur du larcin… bouh ! c’est pas bien de voler le pain de la bouche des pauvres ayants-droits…). Bref ! Tout cela est bien fastidieux quand on peut s’attaquer aux vilains hébergeurs qui sont forcément très riches puisqu’ils vivent de la publicité sur leur site…
La fermeture, notamment de MegaUpload et, plus proche de nous, Allostreaming ou encore Radioblog, a donné des ailes à l’Hadopi qui a commandé un rapport sur les « moyens de lutte contre le streaming et le téléchargement direct illicites ».
151 pages pour nous expliquer que les habitudes ont changé, les utilisateurs passant du P2P au streaming ou au direct download.
On nous explique qu’avant vous étiez un délinquant avec le P2P mais désormais, vous êtes une innoncente victime, abusée par toutes ces plateformes qui volent le patrimoine culturel détenu par les ayants-droits en incitant les utilisateurs à la contrefaçon à grande échelle en vous apatant par des services complémentaires tout aussi attractifs qu’alléchants.
Cependant, au lieu de s’attaquer au fond du problème pour apporter une solution globale sur la question du téléchargement, le rapport nous détaille que le dispositif judiciaire français actuel est suffisant mais globalement impuissant face à ce « problème » mondial : trop fastidieux pour les ayant-droits de repérer tout les contenus illicites, multiplicité des plateformes de diffusion, pléthore d’intermédiaires « inefficaces » dans le blocage…
Alors pourquoi ne pas lancer une procédure d’alerte visant à clouer au pilori les sites à vocation de « contrefaçon » et refusant de se plier aux demandes de retraits, présenter aux moteurs de recherche la procédure d’alerte de l’autorité publique (mais non judiciaire) pour leur demander le retrait volontaire de leur référencement des sites concernés (cf. Affaire Allostreaming où Google a déréférencé le site sans attendre la décision judiciaire) et pourquoi pas demander aux intermédiaires financiers (comme Paypal par exemple) de couper les vivres avec cette même procédure d’alerte ou encore bloquer les sites via les FAI (modalités évidement à débattre le cas échéant car ampiétant sur la liberté d’entreprendre des FAI et la liberté d’accès à l’information de leurs clients)…
Bon, en clair, tout va bien ? Notre système judiciaire est déjà armé depuis longtemps pour empêcher les criminels du streaming d’agir… Mais alors pourquoi tant de bruit autour d’un rapport qui est donc inutile si tout existe déjà ? Que s’est-il passé entre le 14 et le 15 février, date du rapport ? Précisons que ce rapport n’est qu’un axe de réflexion qui n’apporte pas plus de solutions qu’avant de le lire, si ce n’est certainement un trou supplémentaire dans le budget Hadopi que le contribuable sera ravi de combler après lecture.
Pourquoi certains « anonymous » se lancent-ils à corps et à cri dans un combat contre Hadopi ? Hadopi reste inefficace et facilement contournable…
Certains auraient-ils un intérêt particulier à ce que d’autres se lancent dans cette lutte inutile ? Pourquoi se lancer dans un spamming des députés alors qu’aucune loi ou nouvelle mesure n’est en projet ? Pourquoi ne pas s’attaquer à des problèmes de fonds tels que la neutralité du net, le respect de la vie privée, la liberté d’expression où un réel travail de fond d’éducation de la population est à réaliser ?
Malheureusement, ce type d’actions n’aura comme conséquence que la décrédibilisation du mouvement Anonymous, l’incompréhension des actions du mouvement par la population mais surtout risquera de servir d’écran de fumée pour laisser la place à de réelles menaces sur les libertés.
Un Poney Anonyme

Pony always Win

#Hackcash nouvelle opération #OpBigBrother

Sans titre-2#HackCash est une nouvelle action de soutien à #OpBigBrother pour lutter contre #indect et autres actions liberticides en utilisant le système monétaire pour viraliser le message :

Cette opération a pour but de réutiliser une méthode de diffusion qui a fait ses preuves par le passé lors de l’opération Bling, et qui consiste à inscrire des messages d’information sur les billets de banque.

Les messages inscrits viseront à informer les citoyens de l’existence de projets comme Indect et de manière générale, à faire prendre conscience de l’importance de défendre le droit à la Vie Privée et les Libertés individuelles en cette période d’expansion technologique.

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#IDP13 #OpBigBrother 23 février 2013 > Manifestations et defaces !

Comme à notre habitude petite revue photographique internationale des manifestations dans le cadre d’OpBigBrother pour #IDP13 ( si vous souhaitez plus d’infos rendez vous à cette adresse ) ; la liste est non exhaustive pour l’instant :

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#IDP13 #OpBigBrother ; manifestation imminente !

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Plus d’infos sur IDP13 sur cette manifestation ici : https://voxlemag.wordpress.com/2013/01/09/anonymous-opbigbrother-23022013-idp13-journee-mondiale-pour-la-vie-privee/

Voici toutes les villes organisatrices d’événements :

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Joyeux Anniversaire VoX !

vintage-ancien-wtf-31Le 14 février 2012, sur Anonops (un des gros serveurs IRC Anonymous), quelques anons soumettent l’idée de développer un nouveau média Anonymous qui prendrait la forme d’un magazine. L’idée séduit d’autres anons qui s’associent ensemble pour donner naissance au projet VoX (initialement appelé VOX ANONYMOUS).

L’idée motrice de VoX est la suivante : les médias traditionnels ont la fâcheuse tendance de présenter une image d’Anonymous erronée et caricaturale ; il devient dès lors nécessaire de casser ces préjugés et autres caricatures en développant un média alternatif à l’intérieur même des réseaux anon. Des médias anon de qualité existaient déjà, mais ils prenaient généralement la forme de newsblogs, de relais. VoX cherche à se détacher de l’aspect « news » des blogs actuels en essayant au contraire de poser les choses, de prendre du recul vis-à-vis de l’actualité, de lancer des débats auprès des Anons. Autrement dit, VoX veut prendre du temps dans un monde où l’information va (trop) vite.

Les sujets de VoX sont assez vastes : présentation et explication des opérations anons en cours, rappels historiques, rétrospectives et réflexions sur des sujets ou des thématiques liés aux anons.

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Quand le geek se transforma en con-sot-mateur…

geekForce est de constater que les médias, les nouvelles générations et différentes pratiques ou marques – tels que, respectivement, Facebook ou Apple – ont transformé tranquillement, mais sûrement le terme « geek ». Du temps 1.0, cette époque où l’accès à l’informatique était encore marginal et que peu de gens maîtrisaient cette bête qu’on nomme ordinateur, le geek était ceci :

« Geek (/gik/), parfois francisé en « guik » est un terme d’argot américain, qui désigne une personne renfermée et extrêmement pointue dans un domaine précis (souvent lié aux nouvelles technologies). Du fait de ses connaissances pointues, le geek est parfois perçu comme trop cérébral. » Wikipédia

Le geek était donc, en tant que stéréotype, un type un peu gras qui se nourrissait que de junk food (ou à l’inverse tout maigre comme une branche de céleri) tout en démontant/remontant son PC, bidouillant ses logiciels, programmant pour le plaisir. Il était célibataire, sa sociabilité s’arrêtait à une communauté d’informaticiens/hackers/autres geeks. Il aimait forcément Star Strek, la fantasy, la SF, ou avait un domaine de prédilection dans un tel univers de fiction (sauf des fictions telles que plus belle la vie, entendons-nous bien). Attention le geek n’était pas forcément no-life (ceux qui passent un temps infini sur les jeux de rôle en ligne), mais pouvait quand même cumuler sa geekerie et sa no-life. Voilà pour le portrait extrême du geek 1.0 d’origine.

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